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Retour sur la soirée annuelle Act’ice

Retour sur la soirée annuelle Act’Ice – Et si la justice de demain se construisait d’abord ensemble ?

À l’occasion de la soirée annuelle Act’Ice, organisée avec notre partenaire Ronalpia, nous avons réuni associations, magistrat.es, avocat.es et partenaires publics autour d’un même objectif : imaginer collectivement les contours de la justice de demain.
Un exercice de design prospectif a permis de générer échanges et idées autour de questions de fond qui traversent le secteur, et les pratiques professionnelles des acteurs réunis. les participant·es ont esquissé les contours d’une justice plus ouverte et plus collective.

Visuel avec au milieu écrit "Et si... la justice était fondée sur la réintégration plutôt que sur l'emprisonnement ?

Plusieurs pistes concrètes ont émergé : faire des travaux d’intérêt général de véritables leviers d’utilité sociale pour les territoires, maintenir les personnes détenues actrices de la cité, en lien avec le tissu associatif ou encore construire une sécurité durable fondée aussi sur la responsabilisation et l’inclusion.

Les échanges ont fait émerger une conviction forte : la transformation du système judiciaire ne pourra se faire sans une coopération renforcée entre les acteurs, un croisement des regards, pratiques et enjeux de chacun.e. La justice de demain se joue aussi en dehors des seuls cadres institutionnels, dans la capacité des acteurs de la société civile à s’impliquer, à coopérer et à agir collectivement.

Ces réflexions font écho aux apports de Valérian Benazeth, chercheur au CESDIP, qui a rappelé lors de son intervention que la sortie de la délinquance – la désistance – est un processus profondément collectif : « Pour s’en sortir, il faut le vouloir premièrement, faut se faire aider, même si on est quelqu’un qui a toujours fait les choses tout seul, il faut accepter de se faire engrainer dans le bon sens en fait.» (Citation de Garance, 22 ans, issue de la présentation de Valérian). La transformation des parcours individuels des personnes condamnées repose aussi sur la qualité des liens et des environnements.

Un autre enjeu clé a traversé les échanges : la capacité du système à se questionner sur lui-même. A la question « Et si la justice pouvait mieux se protéger de ses propres biais ? », la réponse passe à nouveau par le collectif : multiplier les points de vue, créer des espaces de dialogue, organiser la coopération.

Visuel avec écrit au milieu "Et si... il y avait une solution pour éviter les préjugés de classe, de race et de genre lors des jugements ?"

En filigrane, une idée s’impose : faire évoluer la justice, c’est moins inventer seul que construire et expérimenter ensemble. C’est justement le pari que nous faisons à travers le Lab’ Act’Ice : étudier les relations qui lient les différents acteurs de l’écosystème et la capacité de ce dernier à coopérer, en vue de proposer des expérimentations concrètes en faveur de l’inclusion des personnes sous main de justice.

Merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à ces réflexions, ainsi qu’à nos partenaires Charlie Blanc (fertîles) pour la mise en images et Scène 27 pour la conception et l’animation de cette soirée.

Découvrez la soirée en images